dimanche 2 septembre 2012

fifak 2012 : "lib7ar hezoulwed "Une mer à la dérive" de Ghassen kacem obtient le 3ème prix national



“L'initiative de l'ACAM (Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens) a été matérialisée par le jeune cinéaste amateur Ghassene kacem et ses amis du club de la Jeunesse Méditerranéenne (ACAM-Jeunesse). Le rêve a pris forme et donné naissance à un reportage sur la pollution du rivage de Monastir. Le film de Ghassen Kacem fait intervenir plusieurs personnes appartenant à des classes sociales différentes et ayant des niveaux d'instruction variés ; néanmoins l'amour de leur région les a réunis et le film des jeunes de l’ACAM leur a donné une voix et des images. Voilà déjà le casting bien réussi.”


“Ce documentaire tire la sonnette d'alarme et tend à attirer l'attention sur ce fléau qui ronge le rivage  allant  de Monastir  à Bkalta par des déchets  domestiques et industriels. L'hôtellerie, la centrale électrique ainsi que L'ONAS, sans oublier les baigneurs inconscients,  sont mis en cause. Certaines critiques de nature à encourager le jeune réalisateur à affiner son travail et à l'améliorer ont été émises lors de la discussion du film le lendemain de sa projection, notamment le caractère répétitif de certaines interventions ou encore quelques minutes de pellicules superflues pour mettre en scène le déplacement des membres de L'ACAM   de la plage vers L'ONAS dans le but d'exprimer le mécontentement général, d'ouvrir le débat et de trouver les solutions à ce fléau. Cependant, ce travail qui cache une mobilisation et un sérieux sans équivoque a bien mérité le troisième prix qui lui a été discerné;  et c'était le coup de coeur de la soirée intitulée « coup de cœur ». Les interventions mettent l'accent sur les causes et les effets de cette pollution,  dont les odeurs désagréables et la stérilité inéluctable de la mer si des mesures urgentes ne seront pas prises. Techniquement le film est réussi dans la mesure où les images choisies étayent les commentaires, la qualité du son  ainsi que celle de la lumière est largement satisfaisante. Pour exprimer le désarroi des intervenants, le jeune cinéaste amateur n'a pas omis d'avoir recours à des techniques cinématographiques  qui font preuve de connaissance sémiologique - qui est le fondement du langage cinématographique-,  par exemple en faisant des va-et-vient entre la couleur et le noir et blanc, ou encore en insérant un plan où une tortue de mer agonisant au même moment où la doctorante Azza Niija évoque la catastrophe écologique et ses conséquences...et c'est à ce stade de la pellicule qu’on peut affirmer que Ghassene a su passer triomphalement son message en faisant passer l'émotion qui fait de ce doc un vrai coup de coeur. Félicitations pour ce prix. Bonne continuation et longue vie à L'ACAM.

   Wahida Mokrani Hamadou”





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire